Effets des ondes

Si l’avènement de la téléphonie mobile a constitué une véritable révolution sociale et technique, les effets des ondes suscitent des interrogations profondes, auxquels nous travaillons à répondre. Parce que bien comprendre commence par mieux comprendre, nous vous expliquons à quoi nous sommes exposés.

 

 

Qu’est-ce qu’une onde électromagnétique ?

Les ondes électromagnétiques sont présentes partout dans l’univers. Leur gamme est très vaste et s’étend de la fréquence nulle des champs statiques, jusqu’à l’infini pour les rayonnements cosmiques. D’origines naturelles ou artificielles, les expositions aux ondes électromagnétiques font partie de la vie quotidienne.

Dans le domaine de la téléphonie mobile, « onde » désigne une onde radioélectrique (ou radiofréquence). Cette onde radioélectrique, qui n’est qu’une partie des champs électromagnétiques observés couramment dans notre quotidien, est une onde électromagnétique ayant une longueur d’onde supérieure à 0,1 mm et une fréquence inférieure à 3000 GHz.

En téléphonie mobile, la fréquence est comprise entre 700 MHz et 2 600 MHz.

Limites d’exposition aux champs électromagnétiques ambiants

Dans notre environnement quotidien, plusieurs appareils nous exposent aux ondes radio (ampoule basse consommation, ordinateurs, box, Wi-Fi, téléphone sans fil (DECT), four à micro-ondes, plaque à induction, antenne-relais, TV, radio …). Tous ces équipements contribuent à notre exposition aux champs électromagnétiques ambiants.

Pour chaque bande de fréquences utilisée par ces appareils, des limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques ont été fixées par le décret du 3 mai 2002.

En savoir plus

Limites d’exposition aux champs électromagnétiques

De nombreux pays ont établi leurs propres normes ou directives à partir de la base des recommandations de l’ICNIRP. Conformément aux recommandations européennes, la France a complété sa règlementation par le décret n°2002-775 du 3 mai 2002, relatif aux valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les équipements utilisés dans les réseaux de télécommunication ou par les installations radioélectriques.

De plus, des organismes comme le CENELEC (Comité Européen de Normalisation Electrotechnique) en Europe ou l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) au plan international, établissent des normes visant à définir les méthodes de mesure et les moyens permettant de vérifier le respect de ces limites.

Les limites d’exposition recommandées ont pour but d’assurer que les expositions se situent suffisamment en dessous des niveaux pour lesquels les études biologiques démontrent un effet indésirable.

Ces marges de sécurité, entre limite d’exposition et seuil d’apparition des effets indésirables, constituent donc une partie essentielle des mesures de précaution.

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Pour vérifier le bon respect de ces valeurs, des mesures sont effectuées sur le terrain, en prenant en compte les différentes sources possibles de champs électromagnétiques.

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A un endroit donné, le champ radioélectrique est la résultante des champs émis par les divers émetteurs (antennes relais, émetteurs FM, émetteurs TV, …). Grâce à de nombreuses mesures réalisées depuis 2001 selon un protocole bien défini, l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) a pu caractériser le champ ambiant. En effet, ce n’est pas nécessairement l’antenne la plus proche ou la plus visible qui émet le plus. Chaque mesure permet, à un endroit donné, de connaître les différents émetteurs et leur contribution. C’est l’analyse combinée de plus de 30 000 points de mesure qui a permis de définir l’exposition du public au champ électromagnétique ambiant en intérieur (indoor) et en extérieur (outdoor).

L’ensemble de ces mesures est réalisé selon le protocole de l’ANFR (Agence nationale des fréquences) par des laboratoires indépendants accrédités par le Comité français d’accréditation (COFRAC). Elles sont obligatoirement transmises à l’ANFR et disponibles sur le site Cartoradio de l’ANFR.

 

Toute personne s’interrogeant sur le niveau de champs électromagnétiques auquel elle est soumise, peut obtenir une mesure en utilisant le formulaire disponible sur le site Internet Service Public.

Des explications sur la démarche ainsi qu’un dépliant de l’Etat sont disponibles sur le site de l’ANFR

Limites d’exposition aux champs électromagnétiques des antennes relais

Le niveau d’exposition du public au rayonnement des antennes relais dépend avant tout de :

  • la puissance de l’émetteur
  • la position de la personne par rapport à l’antenne : distance et hauteur
  • des caractéristiques de l’antenne

Les sujets liés aux ondes radio, à la santé et aux antennes-relais peuvent susciter incompréhension et méfiance. Le Gouvernement a organisé le « Grenelle des Ondes » au printemps 2009 pour sortir de cette situation. Cette table ronde a réuni, pour la première fois, environ 60 représentants de l’État, des élus, des associations et des entreprises.

Découvrez l’objectif des travaux techniques sur l’exposition

Objectif des travaux techniques sur l’exposition

Un Comité Opérationnel (COMOP) présidé par le Député François Brottes et réunissant les mêmes parties prenantes a été chargé d’une part, de travaux  sur l’exposition, et d’autre part sur l’information et la concertation (voir son rapport). Un Comité appelé COPIC et présidé par l’Administration a pris la suite du COMOP à l’automne 2011 et a rendu un rapport en 2014.

Objectif des travaux techniques : évaluer les conséquences d’une réduction de l’exposition sur la couverture, la qualité de service, le nombre d’antennes supplémentaires et l’exposition des utilisateurs de mobile.

Ces travaux techniques visent à éclairer les débats avec des données fiables et partagées par tous les acteurs. Ces travaux techniques n’ont ni motivation sanitaire, ni lien avec le principe de précaution. Ils n’ont pas pour objectif de remplacer les seuils OMS en vigueur en France qui s’appliquent à toutes les sources d’ondes radio.

Ces travaux techniques sont inédits dans différents environnements géographiques : urbain, périurbain, rural… Dans chaque zone géographique étudiée, les travaux associent des mesures et des modélisations. Les résultats disponibles sont issus de travaux collectifs. Ils ne sont donc contestés par aucun acteur. Des travaux réalisés à ce jour, il ressort que l’exposition aux antennes-relais 2G et 3G est d’ores et déjà très faible, quel que soit l’environnement géographique (urbain, périurbain, rural…).

Elle est inférieure à 1/10ème des seuils OMS, en vigueur en France, dans plus de 99,5 % des surfaces au sol et des façades des bâtiments. Des lieux atypiques très limités en surface présentent une exposition aux antennes-relais sensiblement plus élevée, même si elle est toujours très inférieure aux seuils OMS.

La couverture diminue lorsqu’on simule un seuil faible d’exposition et qu’on réduit, en conséquence, la puissance d’émission des antennes. À Paris 14ème, la perte de couverture atteindrait 80% à l’intérieur des bâtiments dans l’hypothèse d’un seuil à 0,6 V/m.

Les simulations à date ont montré que le nombre d’antennes-relais à ajouter serait considérable uniquement pour compenser les pertes causées par un seuil faible d’exposition. À Paris 14ème et dans l’hypothèse d’un seuil à 0,6 V/m, le nombre d’antennes-relais serait ainsi à multiplier par plus de 3 pour chaque opérateur, sans garantie de retrouver la qualité de service d’aujourd’hui.

L’ensemble des résultats de ces travaux sont disponibles sur le site de l’ANFR. Par ailleurs, ces travaux ont contribué à l’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire en matière de sobriété de l’exposition, de concertation et d’information du public.

Exposition aux champs électromagnétiques des téléphones mobiles et autres équipements terminaux

Qu’est-ce que le DAS ?

Le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) caractérise la puissance absorbée par une unité de masse de tissus du corps humain. Il est exprimé en Watt par kilogramme (W/Kg). Cette valeur quantifie le niveau d’exposition maximale (lorsque l’équipement émet à pleine puissance) de l’utilisateur aux ondes électromagnétiques.

Qu’est-ce que le DAS ?

Le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) caractérise la puissance absorbée par une unité de masse de tissus du corps humain. Il est exprimé en Watt par kilogramme (W/Kg). Cette valeur quantifie le niveau d’exposition maximale (lorsque l’équipement émet à pleine puissance) de l’utilisateur aux ondes électromagnétiques.

S’agissant des téléphones mobiles, la réglementation française, fixée par le décret n°2003-961 du 8 octobre 2003 et par la Directive RTTE impose un DAS dans la tête inférieur à 2 W/kg. Pour les autres équipements terminaux (non utilisés à la tête) la réglementation impose un DAS au tronc inférieur à 2 W/kg et de 0,08 W/kg pour le corps entier.

Cette valeur limite est à un niveau 50 fois plus faible que celui à partir duquel des effets biologiques indésirables ont été observés. Cette valeur, ainsi que cette marge de sécurité ont été confirmées par plusieurs organisations internationales, comme l’Organisation mondiale de la santé(OMS) et la Commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants (ICNIRP).

Mesure du Das d’un téléphone ou d’un autre équipement terminal

La réglementation européenne impose avant la mise sur le marché d’un téléphone mobile ou d’un autre équipement terminal, la réalisation de mesures de DAS par le constructeur selon des normes définissant des protocoles de mesures représentatifs des conditions d’utilisation du produit, comme par exemple la mesure de DAS tête pour les téléphones mobiles, mesure de DAS tronc pour les clés, tablettes et autres équipements utilisés près du corps.

Mesure du Das d’un téléphone ou d’un autre équipement terminal

La réglementation européenne impose avant la mise sur le marché d’un téléphone mobile ou d’un autre équipement terminal, la réalisation de mesures de DAS par le constructeur selon des normes définissant des protocoles de mesures représentatifs des conditions d’utilisation du produit, comme par exemple la mesure de DAS tête pour les téléphones mobiles, mesure de DAS tronc pour les clés, tablettes et autres équipements utilisés près du corps.

Le DAS figure sur un certain nombre de support dont la notice de votre téléphone mobile (voir la rubrique « Bonnes pratiques » pour plus d’informations).

Pour plus de simplicité, nous avons répertorié le DAS de chaque modèle d’équipement commercialisé :

Nos investissements pour protéger nos clients

Bouygues Telecom s’est doté d’un équipement de mesure unique en son genre (issu d’une collaboration avec l’école SUPELEC), qui a la particularité de s’adapter à tous les types de téléphones (2G, 3G, mobile à clapet, Smartphone…). Cet équipement permet de mesurer la puissance émise en communication en situation réelle d’utilisation du mobile.

Les campagnes de mesures réalisées de 2005 à 2011 ont montré pour un appel voix, des puissances émises typiquement d’environ 1/3 de la puissance maximale en 2G, et de 1/300 de la puissance maximale en 3G. Ces résultats, portés à la connaissance de la communauté scientifique sont venus compléter les travaux déjà publiés sur ces questions.

Documents & liens utiles

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