Une rencontre avec Mariem : se lancer dans la tech
29/05/2026
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Découvrir notre démarche d’éco-conceptionDans notre série d’articles “La tech au féminin” (après les portraits de Céline et d’Aurore), Bouygues Telecom donne la parole à des collaboratrices aux parcours variés, qui évoluent dans des métiers technologiques.
Elles ne viennent pas toutes du même univers, n’ont pas suivi les mêmes études et ne portent pas toutes le même regard sur la place des femmes dans la tech. Mais elles partagent un point commun : avoir trouvé dans ces métiers un terrain d’apprentissage, d’impact et d’engagement.
Aujourd’hui nous rencontrons Mariem, cheffe de projet SI.

Je suis cheffe de projet SI chez Bouygues Telecom. Ça fait 10 ans que je travaille dans cet environnement, dont 5 ans en tant que prestataire avant de devenir collaboratrice en 2021.
J’ai commencé à la direction Réseau en 2016, puis j’ai rejoint la DSI en 2018. Aujourd’hui, Mon rôle consiste à piloter des projets de transformation, qu’ils soient liés aux systèmes d’information ou au réseau. J’interviens sur des projets de transformation, à la fois sur des sujets SI et réseau.
Je suis de formation ingénieure en systèmes électriques et télécommunications. Cette formation m’a donné un socle technique que j’ai pu appliquer sur différents projets. Mais au-delà de la technique, mon rôle consiste surtout à comprendre les besoins, coordonner les acteurs et participer à la construction de solutions.
Oui et non. C’est plutôt une évolution naturelle.
Au début de ma carrière, je travaillais sur des sujets d’organisation et de performance opérationnelle, mon rôle consistait à comprendre les processus métiers, à analyser le fonctionnement de l’entreprise.
À un moment, je me suis dit que je ne voulais plus seulement comprendre, mais aussi participer à la construction des solutions. C’est comme ça que je me suis orientée vers l’IT.
Ce qui m’a attirée, c’est justement cette possibilité d’être actrice, de contribuer concrètement à la réalisation.
Depuis mes études, j’ai souvent évolué dans des environnements majoritairement masculins. Il m’est arrivé d’être la seule femme dans une équipe, que ce soit en stage ou en début de carrière.
Aujourd’hui, je vois une évolution chez Bouygues Telecom, notamment à la DSI, il y a plus de femmes qu’avant. On constate une amélioration, même si on reste encore minoritaires sur certains périmètres. Quand on arrive dans un environnement où il existe des préjugés, comme l’idée qu’une femme serait moins légitime, cela peut devenir un moteur pour prouver le contraire.
Avec le temps, j’ai appris à m’affirmer et à montrer que ces stéréotypes ne reflètent pas la réalité.
Pas forcément au départ, en tout cas pas de femmes dans mon environnement proche.
J’ai grandi dans un contexte où les modèles étaient plutôt des ingénieurs hommes. Et dans mon parcours académique, on nous orientait beaucoup vers certains métiers comme l’ingénierie ou la médecine, sans forcément avoir des figures féminines identifiées dans ces domaines.
Avec le temps, j’ai trouvé de l’inspiration à travers les personnes avec qui j’ai travaillé. Chez Bouygues Telecom, par exemple, j’ai eu l’occasion de collaborer avec des profils très inspirants, comme Georgina Lopez, directrice des SI chez Bouygues Telecom qui m’a beaucoup apporté sur la partie méthodologie et IT.
J’ai aussi été accompagnée récemment dans un cadre de mentorat, ce qui m’a permis d’ouvrir mon regard sur d’autres dimensions, notamment côté business.
Au final, je ne parlerais pas d’un modèle unique, mais plutôt de plusieurs personnes qui, chacune à leur manière, ont contribué à construire ma vision et à faire évoluer ma manière de travailler.
D’abord d’essayer !
Souvent, on pense que la tech est quelque chose de compliqué ou réservé à certains profils. Mais dans la réalité, on utilise déjà la technologie tous les jours : un smartphone, une application, une intelligence artificielle… Donc la première étape, c’est de se rendre compte qu’on est déjà en contact avec cet univers. Ensuite, il ne faut pas se fixer de barrières. Tester, expérimenter, et ensuite décider si ça plaît ou non.
Aujourd’hui, la tech a évolué. Ce n’est plus un monde isolé, c’est un écosystème avec des outils, des méthodes, des usages. Ce dont on a besoin, ce sont aussi des idées, de la créativité, de l’innovation.
Le message, c’est : “venez essayer, apportez votre regard. La technique existe déjà, mais elle a besoin d’être enrichie. »