Rencontre avec Céline : grandir avec la tech

01/04/2026

Suite de notre série d’article sur « la tech au féminin » (après le portrait d’Aurore).
Bouygues Telecom donne la parole à des collaboratrices aux parcours variés, qui évoluent dans des métiers technologiques.
Elles ne viennent pas toutes du même univers, n’ont pas suivi les mêmes études et ne portent pas toutes le même regard sur la place des femmes dans la tech. Toutefois elles partagent un point commun : avoir trouvé dans ces métiers un terrain d’apprentissage, d’impact et d’engagement.

Aujourd’hui nous rencontrons Céline, responsable MOE Exploitation au sein de la DSI de Bouygues Telecom.

Vous êtes entrée chez Bouygues Telecom il y a près de vingt ans. Comment votre parcours a-t-il évolué ?

Je suis arrivée chez Bouygues Telecom à la suite de mon stage de fin d’études. Je sortais d’une école d’ingénieur en informatique, spécialisée en développement.
J’ai commencé comme développeuse sur des outils CRM. À ce moment-là, j’ai vraiment découvert ce que signifiait travailler dans l’informatique en entreprise : des projets collectifs, des contraintes concrètes, des échanges permanents avec les métiers.
Au fil des années, j’ai évolué vers des fonctions de maîtrise d’œuvre, puis vers le management d’équipes projet. J’ai ensuite participé à la mise en place d’une équipe autour de Salesforce dans le cadre d’un programme de transformation important. Plus récemment, j’ai rejoint les équipes réseau pour piloter des équipes de développement liées à l’exploitation des infrastructures.

Ce que j’apprécie, c’est justement cette capacité à évoluer, à changer de périmètre tout en restant dans un univers technologique exigeant.

Avez-vous toujours voulu travailler dans la tech ?

Oui, assez naturellement. J’aimais les mathématiques et la logique, et l’informatique me paraissait concrète.
Ce qui m’a attirée, c’est le fait de construire quelque chose. Quand on développe une application ou un outil, on voit le résultat. Il y a une dimension très tangible.

Avec le temps, j’ai aussi découvert la richesse du travail en équipe. La tech n’est pas un domaine où l’on travaille seul. On réfléchit ensemble, on confronte les idées, on cherche des solutions collectivement.

Comment avez-vous vécu votre parcours en tant que femme dans un environnement technologique ?

Je n’ai jamais ressenti que la tech était un domaine réservé aux hommes. Quand je suis arrivée, mon équipe était mixte. J’ai évolué avec des collègues masculins et féminins, avec les mêmes responsabilités et les mêmes opportunités.
Cela ne veut pas dire que le secteur de la tech est parfaitement équilibré partout, mais à titre personnel, je ne me suis jamais sentie freinée. Ce qui compte, c’est la compétence et l’engagement.

En revanche, je pense que la représentation féminine reste un sujet important, notamment aux postes très stratégiques ou fortement exposés tels que ceux de Direction Générale. Voir des femmes à tous les niveaux de responsabilité permet aux jeunes générations de se projeter plus facilement.

Selon vous, qu’apporte la mixité dans les équipes techniques ?

Avant tout, la diversité des points de vue. Les compétences techniques s’acquièrent, mais la manière d’aborder un problème peut varier d’une personne à l’autre. Des parcours différents apportent des angles différents.
Dans un projet complexe, cette diversité est précieuse. Elle permet d’éviter l’entre-soi et d’enrichir les décisions. Ce n’est pas une question d’opposition entre hommes et femmes, mais de complémentarité.

Quel message adresseriez-vous aux jeunes filles qui hésitent à s’orienter vers la tech ?

De ne pas se limiter par avance. Les métiers technologiques sont très variés. On peut être développeuse, architecte, cheffe de projet, manager, experte fonctionnelle… Il y a de multiples façons d’y trouver sa place.
La tech évolue en permanence. C’est un secteur exigeant, mais aussi stimulant, où l’on apprend en continu. Si on est curieuse, rigoureuse et qu’on aime résoudre des problèmes, il n’y a aucune raison de ne pas y aller.

Partager sur